L'école de peinture de Poto-Poto

Un atelier ouvert en 1951 dans un quartier de Brazzaville, devenu la signature de toute une peinture.

Tout commence en 1949, quand Pierre Lods arrive à Brazzaville. Deux ans plus tard, il ouvre un atelier dans le quartier de Poto-Poto sans imposer aucune règle, préférant laisser s'exprimer la spontanéité de ses élèves. Autour de lui se forme un premier noyau, avec Eugène Malonga, François Thango, François Iloki, Philippe Ouassa et Nicolas Ondongo.

Sous l'impulsion de Félix Ossali, premier élève de Lods, naît le style Miké, « petit » en lingala, reconnaissable à ses silhouettes élancées et schématiques. Cette signature, située entre 1950 et 1954 par Jean-Baptiste Tati-Loutard, se propage bien au-delà des frontières congolaises.

La reconnaissance vient vite. Une première exposition collective à la galerie Palmes, à Paris, en 1952, ouvre la voie à une consécration au MoMA de New York en 1955 et 1956, confirmée à l'Exposition universelle de Bruxelles. Après le départ de Lods et l'indépendance, Nicolas Ondongo reprend la direction, transforme la structure en coopérative pour assurer son autonomie et élargit les recherches du réalisme au fantastique.

L'école a traversé la guerre civile et s'est féminisée. En 2002, l'Unesco lui décerne la médaille Picasso. Douze ans plus tard, le Centre Pompidou expose à Paris des œuvres de Marcel Gotène, Nicolas Ondongo et Jacques Zigoma. Chaque toile porte le sigle PPP, et une part du prix de vente alimente une caisse collective qui fait vivre l'école.

Source : École des peintres de Poto-Poto, Wikipédia, vérifiée le 2 septembre 2026.

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